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les sous-bois

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Pas de sous-bois sans bois ! Le terme sous-bois constitue une appellation populaire. Chez les forestiers, on parle de taillis sous futaie, la futaie étant composée d’arbres dont les fûts (les troncs) ont atteint l’âge adulte, propre à leur future exploitation en bois d’œuvre. Quand le gestionnaire n’intervient pas dans la vie d’un boisement, celui-ci comporte plusieurs générations d’arbres, des plus jeunes et plus nombreux aux plus vieux, moins fréquents.
A chaque tranche d’âge est attribuée un nom (le semis, le fourré, le gaulis, le perchis) en fonction du diamètre des troncs, ce qui correspondait aussi à des usages possibles.
Un sous-bois naturel peut paraître une friche car tout semble être anarchique (la jungle ?). Pourtant, tôt ou tard, par sélection naturelle et en fonction des facteurs écologiques (compétition interspécifique …) ou abiotiques (climat, sol, accès à la lumière …), les espèces ligneuses disparaîtront ou se développeront.

Le naturaliste procède d’une autre approche. Il distingue des strates, couches horizontales de différentes hauteurs. Chacune d’entre elle

présente des avantages et des inconvénients que l’on nomme niche écologique. Chaque niche fait le bonheur de quelques espèces comme zone refuge et de repos. Les fourrés denses de moins de 2 m de haut (strate arbustive) permettent à nombre de petits passereaux (fauvettes, rouge-gorge, troglodyte …) d’y installer leur nid. Dans la strate des arbustes (jusqu’à huit mètres) le merle par exemple s’installe volontiers. Au-dessus, dans le perchis entre 8 et 15 m, d’autres espèces occuperont ce domaine comme les rapaces, les corvidés. Toute cette faune peut nicher dans une strate et se nourrir dans d’autres, voire sortir du boisement.

Le parc de la Feyssine a la particularité de ne pas avoir une vocation productive. La peupleraie était bien un boisement de production mais ce rôle est terminé. Partout ailleurs, les ligneux (Qui contient de la lignine, un des principaux composants du bois avec la cellulose.) sont en croissance libre dans la mesure où la sécurité des personnes est assurée.

Ne pas pénétrer dans le sous-bois est une nécessité pour ne pas occasionner de dérangement, surtout en période de reproduction.


 

Publié le : 28/04/2011 15:19

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