Accueille Martin-Pêcheur

le Martin-Pêcheur

Voilà un oiseau pas banal et pour de multiples raisons : sa façon de se nourrir et de se loger, la taille de son bec et les couleurs de son plumage, un de nos oiseaux sédentaires les plus colorés. Un bleu métallisé qui se voit de loin lorsqu’il est posé au soleil sur une branche au dessus de l’eau, à l'affût d’un poisson à pêcher. Mais attention au moindre bruit suspect, il s’enfuit au ras de l’eau, en poussant un cri d’alarme caractéristique, à « 100 à l’heure ». Finie l’observation.
Le mâle fait la cour à la femelle en lui présentant un poisson dans le bec. Si elle accepte l’offrande, elle accepte aussi l’union. Il leur faut trouver des rives verticales et sableuses fraîchement érodées par une rivière.
Ils y creusent un tunnel de près d’un mètre de long se terminant par une chambre où le couple élèvera

ses jeunes. Pour capturer ses proies, le martin-pêcheur plonge à la verticale sur sa proie, les ailes repliées. S’il est adroit, il ressortira avec un vairon dans le bec et, une fois ressorti de l’eau, l’assommera d’un coup contre son perchoir avant de le livrer à sa progéniture ou l’autre parent.
L’espèce souffre des rives bétonnées, enrochées ou même en pente douce et enherbées. Complètement lié à la présence de poisson, il ne peut survivre sur les rivières aux eaux polluées impropres à la vie piscicole. A la période froide, des eaux restant gelées trop longtemps peuvent être une catastrophe pour la survie des individus. Une crue trop haute peut noyer son nid. Si les jeunes sont encore non-volants, la reproduction est anéantie.

Publié le : 16/06/2011 15:31

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