AccueilOrtie dioïque ou grande ortie Robert-le-Diable

Ortie dioïque ou grande ortie Robert-le-Diable

L'ortie DioïqueL'ortie DioïqueL'ortie Dioïque
 
 

Beaucoup d’entre vous souhaiteraient qu'elle n’existe pas. Les piqûres qu’elle occasionne au moindre frôlement sont désagréables et persistent un jour ou deux. C’est son moyen de défense qu’elle met en œuvre grâce à ses poils urticants. Urticant provient du latin urere qui signifie brûler (urticant et urticaire ont pour origine urtica, nom de l’ortie dans l’Antiquité).
Dioïque (Se dit d'une espèce dont les fleurs unisexuées males ou femelles sont portés par des pieds différents (ex: le houx, les saules…)) signifie qu’elle produit des fleurs mâles (le pollen) et des fleurs femelles (la future graine) sur deux pieds différents.
On la trouve un peu partout, un peu de lumière mais pas trop, sur sol frais mais généralement là où le sol est riche. C’est une plante nitrophile, c’est-à-dire qui aime les nitrates. On parle de plante bio-indicatrice de la qualité des sols.
S’en débarrasser est long car elle se reproduit par les rhyzomes (tiges souterraines) qui courent sous la surface du sol et le moindre bout peut constituer le début d’un nouveau pied.
A l’heure actuelle, son usage est assez limité et marginal. Certains font des soupes d’orties avec de jeunes tiges et autres mets comme les pâtés végétaux. Les jardiniers bio l’emploient pour composer le purin d’ortie, un bon insecticide ou un

engrais selon la concentration, un produit naturel tout ce qu’il y a de plus dégradable.
Elle a eu plus de succès autrefois. De sa tige, on produisait une fibre, à la manière du chanvre, pour tisser des draps, des sacs ou des toiles permettant la confection des vêtements. C’était rêche et rustique mais très isolant contre le froid ou le chaud. Et la matière première ne coûtait pas chère ! On l’a aussi utilisée comme plante pour améliorer la digestion. Mais la pharmacopée est vaste.
Le rôle de l’ortie le plus important pour un naturaliste, c’est sa faculté d’être une plante-hôte. Plusieurs espèces de papillons pondent sous les feuilles. Le plus connu est le paon du jour mais le vulcain, la petite tortue (nom scientifique Aglais urticae, urticae pour ortie) et nombre d’espèces nocturnes comme les noctuelles s’y retrouvent aussi. Les chenilles se nourrissent de préférence et souvent uniquement sur cette plante. D’autres insectes, une trentaine d’après les chercheurs serait inféodé (Attacher, donner à une partie. Pour une plante elle peut être inféodée à un milieu, un insecte inféodé à une espèce végétale…) à l’ortie, se nourrissent de la sève de la tige. Si on élimine l’ortie, on fait disparaître ces espèces de papillons.

Publié le : 05/05/2011 16:33

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