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Les lônes

Les lônesLes lônes
 
 

On appelle lône (Bras mort d'un fleuve de celui-ci, alimenté en eau par les crues.) , vocable issu de l’ancien dialecte lyonnais, les bras secondaires d’un cours d’eau. Au cours du temps, ceux-ci, surtout dans leur partie aval, déplacent leur lit ou en créent de multiples à la suite de crues plus ou moins violentes. Une fois la rivière revenue à un débit normal, ces lônes sont moins, ou de temps à autres, ou plus du tout alimentées en eaux. Elles forment des milieux aquatiques particuliers offrant des conditions écologiques spécifiques : peu ou pas de courant, eau moins profonde, température de l’eau un peu plus chaude, rives et fonds envahis de végétation.
Au cours de leur évolution, elles peuvent se fermer à l’aval (le plus souvent) ou à l’amont, voire les deux formant ainsi un plan d’eau hors période de crue. Souvent proche du lit principal, elles sont en connexion par le sous-sol (nappe phréatique). Le niveau d’eau dans un bras secondaire est très lié à celui de la rivière.
La richesse biologique est énorme sur les lônes que ce soit la végétation ou la faune, terrestres

 comme aquatiques (comme tous les écotones, zones limites entre deux milieux). Une condition à ceci, que la tranquillité soit assurée.
Deux menaces pèsent sur les lônes, l’une naturelle, l’autre pas.
Si la dynamique fluviale crée des bras secondaires, elle peut aussi les combler lors des crues suivantes. Par ailleurs, même en dehors de ces moments de crise, le cours d’eau dépose des limons dans ces zones calmes. Les végétations riveraines et intrinsèques comblent les fonds. A terme, le bras secondaire se transforme un milieu terrestre.
Mais elles ont beaucoup disparu depuis environ deux siècles sous l’effet d’interventions humaines qui les ont fait disparaître par remblaiement pour construire, pour cultiver, pour se protéger des crues en installant des digues ou pour améliorer la navigabilité.
Il n’en subsiste plus guère aux environs des agglomérations.

Publié le : 28/04/2011 15:20

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